Les nouvelles façons de se chauffer au bois

PUBLIÉ LE 28 novembre 2012
 

Poêles chaudières capables de chauffer toute une maison, innovations technologiques, performances accrues :  le bon vieux chauffage au bois n’en finit pas de nous étonner. Démonstration !

 

Un poêle ou un insert qui chauffe toute la maison, vous ne rêvez pas, c’est possible ! La plupart des fabricants en proposent au moins un dans leur gamme. Il s’agit d’un poêle ou d’un insert à bûches ou à pellets tout ce qu’il y a de plus normal, à ceci près qu’on lui a ajouté un système qui permet de le transformer en chauffage central capable de chauffer une habitation entière. À condition cependant qu’elle ne soit pas trop grande ou qu’elle soit bien isolée.

En bref, tous les avantages du poêle ou de l’insert à bois (convivialité, esthétique, économie, écologie…), combinés à ceux du chauffage central. Le principe est d’ailleurs le même. L’eau circulant dans les radiateurs est chauffée par le poêle au lieu de l’être par la chaudière. Un tel système doit évidemment être équipé d’un échangeur de température, d’une régulation, d’un circulateur, de radiateurs ou d’un système de chauffage par le sol… Le rendement est élevé et peut atteindre 80 %.

Certains poêles et foyers fermés peuvent aussi être raccordés à un ballon tampon qui fournit ensuite de l’eau chaude sanitaire. Le poêle chaudière ou l’insert ne doit pas nécessairement être l’unique source chauffage. Il peut être couplé avec une chaudière déjà existante ou des panneaux solaires pour une récupération intelligente des calories produites, une plus grande économie et un plus grand confort thermique.

Petits foyers, grands effets !

Les maisons actuelles sont de mieux en mieux isolées et de plus en plus étanches à l’air. Pourtant, et hormis dans les maisons passives, il faut continuer à se chauffer. Et dans ce domaine rien ne vaut le bois. Or, bien des foyers classiques au bois ne sont pas adaptés à cette nouvelle donne énergétique. Souvent très puissants, ils s’avèrent surdimensionnés dans le cas d’une maison très bien isolée (surchauffe) ou en entre saison.

En outre, leurs performances sont correctes quand on les utilise à pleine puissance, mais elles se détériorent en général quand ils fonctionnent à allure réduite. Leur combustion est alors moins bonne et ils rejettent plus de polluants, notamment des particules fines. Différentes marques ont cependant lancé sur le marché des foyers spécialement adaptés aux maisons basse et très basse énergie.

Leurs atouts : des puissances plus faibles (1 à 5 kW) ou un fonctionnement optimal même à allure réduite, des excellents rendements (jusqu’à 93 % !), une combustion propre, ou encore une prise d’air extérieur et une étanchéité maximale. Une raison de plus de ne pas se passer du chauffage au bois !

Combustion, nouvelles normes pour les poêles

Les poêles vont devoir satisfaire à de nouvelles normes écologiques pour pouvoir être commercialisés sur le marché belge. Dès le début 2014, ils devront atteindre un rendement minimal de 75 %, pour des émissions de CO maximales de 0,12 % et des émissions de particules fines maximales de 70 mg/Nm³. Ces valeurs seront encore plus sévères dès 2016 avec un rendement minimum de 75 %, moins de 0,10 % d’émission de CO et maximum 40 mg/Nm³ d’émissions de particules fines. Certains modèles satisfont déjà à ces normes.

Source : www.expertdufeu.be


Innovations techniques

Oubliez le poêle rustique de grand-maman ! Le monde du chauffage au bois est désormais aussi celui de la technologie, de l’innovation. Alors que le poêle traditionnel n’offre guère qu’un rendement de 40 à 50 % et s’avère de surcroît assez polluant et coûteux à l’usage, les nouveaux foyers sont bien plus performants (rendement de 80 % et plus) et plus économiques. Ils consomment jusqu’à un tiers de bois en moins, tout en dégageant la même quantité de chaleur et en polluant moins.

La technologie est aussi de plus en plus présente dans les foyers modernes. Les poêles à pellets bénéficient ainsi d’un allumage ou d’une extinction automatique (plus besoin d’allumettes), d’un thermostat électronique, d’une télécommande et d’une autonomie qui peut aller jusqu’à 92 heures sans recharge ! Dans les inserts, les vitres se font de plus en plus grandes et spectaculaires. Enfin, certaines chaudières au bois peuvent être commandées à distance via un smartphone !  

Didier Dillen