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Comment créer son propre parfum ?

Comment créer son propre parfum ?

De l’intérêt de fabriquer soi-même son parfum :


L’allergie et/ou l’intolérance à certains produits contenus dans les parfums constitue l’une des principales causes des allergies cutanées. Non seulement elle crée des symptômes désagréables et inesthétiques (irritations, boutons, rougeurs de la peau ou des yeux…), mais elle peut aussi avoir des conséquences plus graves et provoquer des crises d’asthme ou des étourdissements, voire des crises d’apoplexie par exemple. 
De même, de plus en plus d’études tendent à montrer que les parfums industriels, qui utilisent plusieurs centaines d’ingrédients variés, peuvent à terme se révéler très dangereux pour la santé, et provoquer des maladies graves, comme le cancer par exemple.
 Ainsi plusieurs parfums, élaborés avec des éléments cancérigènes reconnus, deviennent toxiques pour une partie croissante de la population. Depuis 1999, il existe d’ailleurs une liste de 26 ingrédients qui doivent obligatoirement être mentionnés sur les étiquettes de composition des parfums (Benzyl, Citral, Eugénol…).
Choisir de fabriquer soi-même son parfum, c’est donc s’assurer de l’utilisation d’un produit plus sain et naturel, tout en conservant l’aspect frais, odorant et agréable d’un produit créé industriellement.


Différents types de parfums et leur composition :


Il existe différents taux de concentration de parfum en tant que tel dans la substance, ce qui crée des produits différents : des « eaux légères », qui possèdent 4% de parfum, des « eaux de Cologne », à 7% environ, des « eaux de toilette », à 12%, et des « eaux de parfum », à 18% à peu près. Evidemment, cette concentration plus ou moins importante influence directement le prix du produit. 
Ensuite, on ne parle pas d’un parfum en fonction de la liste et de la quantité de ses ingrédients, mais d’après la perception olfactive que l’on en a, qui se décompose en « notes ». Il y a donc les « notes de tête », qui sont les odeurs que l’on sent en premier, très volatiles et qui s’évaporent assez vite, les « notes de cœur », qui persistent encore pendant plusieurs heures, et les « notes de fond », les plus résistantes, qui servent de fixateur aux autres et peuvent rester plusieurs jours, voire plusieurs mois sur un vêtement par exemple.
En fait, on part d’une « base », composée d’un mélange d’huiles essentielles, que l’on choisit en fonction des différentes « notes » que l’on désire pour son parfum, en respectant l’ordre d’ajout : d’abord les notes de tête, puis les notes de cœur et enfin celles de fond. C’est ainsi que l’on crée en quelque sorte une « structure » au parfum. On peut ensuite décider de mélanger ces huiles à un fixateur, ou non. 


Fabriquer son parfum naturel et unique : 


D’abord, intéressons-nous à la première étape : le mélange d’huiles essentielles. Globalement, toutes les huiles essentielles peuvent faire partie des composants d’un parfum. Pour s’y retrouver, les parfumeurs classent les notes existantes en différentes catégories. Bien sûr, ces catégories peuvent varier, mais on y retrouve par exemple : 

  • Les notes ambrées (vanille, ambre, benjoin, myrrhe, fèves de tonka…)
  • Les notes aromatiques (odeurs de plantes aromatiques : lavande, eucalyptus, menthe…)
  • Les notes boisées (cèdre, cyprès, patchouli, santal…)
  • Les notes épicées (gingembre, cannelle, baies roses…)
  • Les notes florales (rose, fleur d’oranger, chèvrefeuille, ylang-ylang…)
  • Les notes fruitées (abricot, framboise, pêche, noix de coco…)
  • Les notes hespéridées (odeurs provenant des agrumes : pamplemousse, citron, mandarine…)
  • Les note vertes (bambou, bourgeons, feuilles…)
  • Et bien d’autres encore, comme les notes gourmandes, marines, musquées, poudreuses…


En fonction du parfum que vous souhaitez réaliser, c’est vous qui décidez quelle quantité accorder à quelle odeur, en respectant bien évidemment l’ordre de la structure du parfum (les notes). Vous pouvez les choisir en fonction de leur odeur, bien sûr, mais également en fonction de leurs vertus et des effets qu’elles ont sur vous.
Vous devez réaliser ce mélange dans un flacon, qui devra être préalablement bien lavé et désinfecté. Attention, il faut que ce contenant ne soit pas transparent, car la lumière altère le parfum. Une fois que vous avez effectué votre mélange d’huiles essentielles, laissez-le reposer 2 à 3 semaines. Evidemment, vous pouvez durant ce laps de temps sentir votre mélange, afin de rectifier, le cas échéant, la quantité des différentes huiles, jusqu’à obtenir l’odeur que vous souhaitez.


Ensuite, vous pouvez diluer ce mélange dans une base. Ici, les avis divergent, et on peut utiliser plusieurs produits : 
Le plus courant reste l’alcool, mais c’est aussi l’un des éléments qui créent le plus d’intolérances dans les parfums synthétiques. Il a l’avantage de s’évaporer rapidement après pulvérisation, pour ne plus laisser que les odeurs. C’est également un excellent conservateur, qui facilite la solubilisation du mélange.


Il est aussi possible d’avoir recours à des huiles, surtout végétales. Attention, pensez bien à vérifier auparavant que tous vos ingrédients sont bien solubles dans l’huile. L’avantage, c’est que contrairement à l’alcool, l’huile ne dessèche pas la peau mais la nourrit et la préserve. L’une des plus utilisées reste l’huile de jojoba, car son odeur est assez neutre, et ne masque donc pas l’odeur des huiles essentielles.
Un troisième type un peu moins connu est le parfum solide : au lieu d’utiliser de l’alcool ou seulement de l’huile comme base, on choisit d’ajouter une sorte de baume (huile, cire, beurre végétal…). Le parfum n’est plus liquide mais solide. Ses effluves sont très puissantes, il n’est donc pas nécessaire d’en mettre beaucoup. On peut en appliquer derrière les oreilles, à l’intérieur des poignets, dans le cou… Il tient plutôt longtemps et est très prisé lors des voyages.

La quantité de base utilisée, et donc la dissolution plus ou moins grande des huiles, déterminera s’il s’agira d’une eau de toilette, de parfum…
Une troisième étape, non obligatoire celle-ci, est d’ajouter ensuite au mélange un fixateur. Le fixateur est le produit qui va contribuer à faire durer le parfum. Il fait partie des notes de fond du parfum, que l’on sent plus longtemps. En général, la sauge est très utilisée, mais on peut aussi se tourner vers le bois de santal, le cèdre, le musc, l’ambre…


Lorsque le mélange est terminé, faites un test sur une petite partie de votre peau, pour voir si vous ne réagissez pas mal à la substance. Si tout va bien, conservez votre flacon à l’abri de la chaleur et de la lumière pendant environ 4 semaines, pour que tous les arômes se mélangent bien. Ensuite, filtrez votre mélange (un filtre à café fera l’affaire), et versez-le dans un récipient nettoyé, désinfecté et stérilisé. 
Votre parfum est prêt ! Et il se conserve autant de temps qu’un parfum synthétique déjà tout prêt.


Quelques précautions :


Il se peut que vos premiers essais ne soient pas tout à fait concluants. Ne désespérez pas, c’est normal. Il faut un petit temps d’adaptation avant de trouver ce que l’on cherche et de devenir un bon nez.
Evidemment, un parfum naturel, s’il reste tout de même moins nocif qu’un parfum synthétique, n’exclut pas tout risque de réaction allergique et de rejet. Il faut donc en user avec parcimonie, et d’une manière générale, éviter de le pulvériser directement à même la peau.

Article invité du site justebien.fr 
 

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