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La relaxation coréenne, de bonnes ondes à partager

La relaxation coréenne, de bonnes ondes à partager

Flux et reflux. En déferlantes, l’onde se propage à tout le corps, et le libère. Au passage, elle fait sauter les barrages inconscients des tensions qui empêchent l’énergie vitale de circuler harmonieusement. Fluide, je me sens joyeusement vivante. Vibrante. Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance !

Allongée, le dos posé sur un fin futon, difficile dans un premier temps de s’abandonner au mouvement, tandis que le praticien de relaxation coréenne imprime des pieds à la tête ses séquences d’ondes vibratoires. Le corps résiste et se rebiffe. Le mental tient fermement la barre. L’alternance de mouvements et de temps d’arrêt vient créer la surprise ; dès lors, quelque chose en moi lâche prise. La sensation devient grisante : je me sens en apesanteur et pourtant puissamment centrée. Le cœur se calme, la respiration s’amplifie, comme si l’espace intérieur s’était agrandi. Même le visage se lisse, apaisé. Voici comment j’ai vécu cette expérience singulière de la relaxation coréenne.

De témoignage en témoignage, je perçois, chez ceux et celles qui l’expérimentent la même sensation, la même libération. La joie de pouvoir se laisser aller en confiance, de goûter à une relaxation profonde, à plus de mobilité et de souplesse. L’esprit, au diapason du corps, se fluidifie. Les pensées parasites sont chasssées !

Des liens de solidarité

 Comme son nom l’indique, la relaxation coréenne est avant tout une relaxation, bien qu’on l’assimile souvent à un massage car elle se pratique à deux, en interaction et en mouvement, contrairement à la majorité des techniques de relaxation connues sous nos latitudes, davantage méditatives. Son origine est incertaine et se perd dans la nuit des temps. Mais en Asie, plus spécifiquement en Corée, cette pratique spontanée fait partie intégrante du quotidien.

Dans un ouvrage consacré au sujet, J.-B. Rishi (1) , qui a contribué à faire connaître en Occident la relaxation coréenne sous sa forme actuelle, la présente ainsi : « La relaxation coréenne s’apparente à la tradition ; elle est reliée à un courant culturel trouvant son origine probablement dans la tradition chinoise. Elle existe encore, et notamment en Corée, mais non pas sous forme de technique. Dans quelques villages, dans quelques familles, elle sert encore à créer des liens de solidarité entre les membres du groupe. Sa pratique n’est pas systématique, ni ne fait l’objet d’une théorie, mais, en parcourant l’Extrême-Orient, on sent que c’est une connaissance qui est là, sous-jacente, dans les milieux populaires.» La détente intense qu’elle procure en fait un outil de bien-être tout indiqué pour lutter contre le stress, si courant dans nos sociétés actuelles.

Ondulations

Certes, la relaxation coreéenne est moins technique que d’autres approches, mais elle nécessite une justesse dans le mouvement et un bon positionnement, tant du donneur que du receveur. Sur le plan pratique, sa spécificité est de se centrer sur des vibrations douces qui se propagent à tout le corps et agissent ainsi en profondeur. On y retrouve également des étirements, des bercements. Bercements dont on connaît les vertus archaïques de réharmonisation. L’axe de la colonne vertébrale est mis en mouvement de l’extérieur, de façon souple et rythmée.

L’image la plus souvent évoquée est celle du serpent qui ondule. Comme une onde, la vibration émise pénètre les structures et les blocages inconscients, arrive au cœur de l’articulation et délivre son message de détente. L’énergie, libérée, peut mieux circuler.

Deux phases alternent pour potentialiser les effets. L’une active, mouvante, vibrante. L’autre passive, où la personne goûte et intègre les sensations, sans contact extérieur. Le but ultime est de produire une ondulation naturelle du corps du receveur et de lui imprimer cette ondulation assez longtemps pour que le cerveau en crée une persistance, à l’image des ronds qui s’observent dans l’eau lorsqu’on a jeté un caillou. Durant les phases d’intégration, j'ai nettement ressenti la persistance de cette ondulation.

Faire la poupée de chiffon

Pour atteindre ce résultat, le praticien se met profondément à l’écoute de la personne qui reçoit le soin. Si les deux protagonistes entrent en résonance, ce mouvement d’ondulation les unit et les relaxe de concert. Comme la relaxation coréenne se pratique habillé, elle convient aux personnes qui ont des difficultés à accepter le contact. Les enfants l’apprécient également beaucoup, ravis de pouvoir faire la poupée de chiffon !

Cette approche libératrice peut aussi idéalement préparer au mouvement (sport, danse, arts martiaux...) ou compléter d’autres soins (shiatsu, massage à l’huile...). Enfin, sachez que la relaxation coréenne est un art à la portée de tous : des formations permettent d’en acquérir les bases pour une relaxation en famille ou entre amis. Bref, de bonnes ondes à recevoir et à partager !


1. « La relaxation coréenne », de J.-B. Rishi, publication à compte d’auteur, ouvrage de collection disponible sur internet.
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(Photo © www.vitalzen.pro.)
Leur avis
 
Efficace pour calmer et détendre
Selon l’école de massage Azenday, qui dispense des formations à Paris et à Bordeaux, la relaxation coréenne permet de « se sentir en apesanteur car les membres sont soulevés pour les faire balancer, onduler ».
Une sensation qu’on obtient « rarement avec les autres massages. Elle se pratique très facilement par terre, sur un
petit matelas. La personne qui reçoit la séance garde ses vêtements. C’est une technique très appréciée entre autres par les enfants » car elle est « efficace pour les calmer. Elle plaît aussi aux sportifs qui ont besoin de détente musculaire ». Infos : École Azenday, 75020 Paris, www.formation-massage.com.

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