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Le sommeil, une histoire d'horloge

Le sommeil, une histoire d'horloge

 Pour mieux connaître le sommeil, il est nécessaire de revenir à nos rythmes essentiels. Déjà quatre siècles av. J.-C., Androstène, scribe d’Alexandre le Grand, observe que les feuilles de certains arbres s’ouvrent pendant le jour et se ferment la nuit. Mais il faut attendre le XXe siècle pour que se développe la chronobiologie. « Cette voie de recherche, appliquée à l’homme, a pour objectif d’étudier les rythmes du corps. La chronobiologie enrichit notre compréhension tant de la physiologie que de la pathologie humaine », explique le Dr Éric Marsaudon (« Le corps et ses rythmes, initiation à la chronobiologie », éd. Dangles, 2002). 

Les rythmes biologiques sont circadiens

La majeure partie de ces rythmes sont dits circadiens ; c’est-à-dire qu’un cycle dure plus ou moins 24 heures (de 20 à 28 heures). Les rythmes sont réglés par des synchroniseurs, des donneurs de temps dont le plus signifiant est la lumière, qui vient marquer l’alternance entre le jour et la nuit. Il faut savoir que l’organisme cherche toujours un équilibre temporel entre lui-même et le monde extérieur (l’horloge externe, géophysique).

« Normalement, les deux horloges sont synchronisées. Lorsque l’horloge interne n’est pas synchronisée avec l’horloge du mur, une situation pathologique en découle. Toute une gamme de troubles du sommeil, de l’éveil et de l’humeur est, en tout ou en partie, conditionnée soit par une désynchronisation entre l’horloge interne et l’horloge externe (désynchronisation externe), soit par une désynchronisation entre plusieurs rythmes internes (désynchronisation interne) », précise le somnologue et chronothérapeute Roland Pec, auteur d'un logiciel de rephasage de l’horloge biologique.

Un sommeil en phases

La chronothérapie a mis au point d'autres outils pour resynchroniser notre horloge biologique, dont la luminothérapie qui constitue un précieux remède contre l'insomnie.

Quant à notre sommeil, il est lui aussi composé de cycles. Ils durent en moyenne 90 minutes et comprennent deux types de sommeil en fonction de l’activité cérébrale qui les accompagne : le sommeil lent (activité cérébrale lente) et le sommeil rapide ou paradoxal, caractérisé par une activité cérébrale rapide.

Le train passe toutes les 90 minutes

Le sommeil lent est lui-même divisé en quatre phases de profondeur de sommeil croissante. À propos, y a-t-il une heure idéale pour se mettre au lit ? Les spécialistes sont unanimes : c’est celle qui correspond au début de notre somnolence… et elle est différente pour chacun !

Il faut être attentif à sa propre nature et guetter le sifflet du chef de gare qui indique que le train du sommeil arrive à quai (paupières lourdes, bâillements, picotements, frissons…). Si on rate le train, rien ne sert d’aller au lit : pour éviter de s’énerver, mieux vaut alors attendre le suivant qui se présentera… 90 minutes plus tard.

 

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