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Le monde entier a couru pour ceux qui ne le peuvent plus !

Le monde entier a couru pour ceux qui ne le peuvent plus !

Certes, l’événement dont je vais vous parler et auquel j’ai pris part était aussi une opération de marketing parfaitement orchestrée par le groupe Red Bull. Rédhibitoire pour certains, je peux comprendre. Ceci dit, l’événement en question avait le mérite d’être inédit, original, et surtout mis sur pied pour une très bonne cause, comme on dit.

Dans une rubrique consacrée au sport et à la santé, je ne souhaitais pas faire l’impasse et, pour mieux vous décrire cet événement, rien de tel que le vivre de l’intérieur, tout simplement en y participant.Raison pour laquelle, je me trouvais le dimanche 4 mai à Ypres au départ de la première édition de la manche belge duWings For LifeWorld Run.

 

Du jamais vu

À notre époque, où les joggings de masse ont de plus en plus la cote, qu’avait donc de si particulier cette épreuve ? D’abord sa dimension planétaire. Elle s’est déroulée simultanément dans 34 lieux de 32 pays sur tous les continents. Partout à 10 heures (temps universel), soit midi heure belge. En Californie, il était 3 heures du matin, à Taïwan 18 heures. Certains ont donc couru la nuit. Parfois sous une chaleur intense comme en Inde, parfois sous le froid matinal comme au Canada. En empruntant des itinéraires à couper le souffle, dont certains à travers le désert ou le long de régions côtières.

Concrètement, tous les participants ont donc couru en même temps. Du jamais vu dans le domaine de la course à pied, ni dans aucun domaine sportif. Une voiture balaiEnsuite la formule et le défi étaient pour le moins originaux. Pas de ligne d’arrivée et pas de distance fixée. Une fois le départ donné, chacun court à son rythme sur un parcours prédéfini avec pour objectif de tenir un maximum de kilomètres sans se faire rattraper par la « catcher car », qui démarre une demi- heure après les concurrents, et se lance à leurs trousses, à une allure de 15km/h la première heure avant d’accélérer de 5 km/h toutes les heures.Dès que la voiture balai dé- passe un coureur, elle détecte la puce contenue dans son dossard et la course s’arrête pour celui- ci. On peut donc dire que c’est la ligne d’arrivée qui va vers les concurrents et non l’inverse.Autre particularité : si le montant de l’inscription est élevé (40€), il est intégralement reversé àWings for Life (des ailes pour la vie), une fondation sans but lucratif dédiée à la recherche et au financement de projets de pointe destinés à soigner les lésions de la moelle épinière qui affectent plus de trois millions de personnes dans le monde.Au-delà de l’aspect sportif, le but était donc de courir le plus longtemps possible pour ceux qui ne le peuvent plus. D’où le slogan de la manifestation : « We run for those who can’t ! »


Le plat pays

Pour une première édition, on peut parler d’un véritable suc- cès. Le 4 mai, nous étions plus de 2000 participants, sous un soleil radieux, au cœur de la très fière ville d’Ypres.Sur la Grand-Place, où s’étaient réunis des milliers de supporters, l’ambiance était fes- tive et les organisateurs avaient mis les petits plats dans les grands pour assurer l’animation tout au long de la journée. Mais aussi pour tracer un magnifique parcours à travers la campagne d’un petit bout de la Flandre Occidentale.Une fois le départ donné, nous avons quitté la ville par la célèbre Porte de Menin. Après quoi, nous sommes partis à la découverte des Polders et des Flanders Fields, passant à proxi- mité de nombreux monuments et sites historiques.


13,03 km au compteur

Pour l’anecdote, sachez que j’étais déjà soulagé d’avoir franchi les cinq premiers kilo- mètres et ravi d’apercevoir le panneau des 10 kilomètres. Après, je me suis dit pourquoi pas un petit kilomètre de plus, et encore un, et encore un. Finalement, ce fut donc 13k met 30m.J’avoue avoir éprouvé un soulagement quand la voiturebalai, pilotée par l’ancienne miss Belgique Tanja Dexters, m’a cueilli. Et aussi de la fierté d’avoir, physiquement, donné le maximum que je pouvais et pu ainsi apporter ma contribution à la recherche médicale.
Ceci dit, d’autres ont fait évidemment beaucoup mieux. À commencer, par Wouter Decock, dernier rescapé, qui a couru un peu plus de 65,1 km en 4 heures et 20 minutes, et qui s’est tout de même classé 7e mondial, et Nele Louwagie, la dernière femme rattrapée peu avant les 35 km.



Trois millions d’euros

La course française, qui s’est déroulée dans la région de Lorient, en Bretagne, a été remportée par Thibaut Baronian qui a accompli 59,3 km tandis que la meilleure femme, Nathalie Vasseur, a avalé 51,2 km et termine au 2e rang mondial chez les dames.

À l’échelle mondiale, le grand vainqueur est l’Ethiopien Le mawork Ketema qui a parcouru une distance record de 78,5 km en un peu plus de 5 heures sur le parcours autrichien. L’athlète lauréate chez les dames est une Norvégienne, Elise Selvkvag Molvik. Son résultat : 54,7 km en 3 heures 48 minutes. Tous deux ont remporté un voyage autour du monde. Des performances incroyables qui font rêver. Mais le simple fait d’avoir pu participer à cette aventure mondiale suffit à mon bonheur.
Simples joggeurs, athlètes professionnels ou stars de la planète sportive, nous sommes plus de 35000 à l’avoir fait et à avoir contribué à une récolte de trois millions d’euros. Avec l’espoir que cette somme fasse une différence et que les personnes en chaise roulante puissent remarcher un jour...

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