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Les fruits, mode d’emploi

Les fruits, mode d’emploi

Les sucres des fruits, comme le fructose, assurent au mieux les besoins énergétiques de nos cellules tout en ménageant la fonction pancréatique et la réponse insulinique qui en dépend. Les fruits peuvent contenir jusqu’à 85 % d’eau enrichie d’un grand nombre de vitamines et de minéraux. C’est cette eau dite « liée » qui permet l’hydratation des cellules tout en leur apportant les micronutriments nécessaires.

Protecteurs

Avec les légumes, les fruits constituent donc la source principale d’antioxydants, dont le rôle est de protéger nos cellules contre les agressions radicalaires, les dysfonctionnements métaboliques et le vieillissement précoce. C’est la culture biologique respectueuse de l’équilibre des sols et des plantes qui permet d’obtenir des fruits plus savoureux puisqu’ils possèdent une densité nutritionnelle plus élevée. Le Dr William Castillo (de la clinique de cardiologie Framington, dans le Massachusetts, États-Unis) affirme que les fruits constituent le meilleur rempart alimentaire contre les maladies cardiovasculaires. Toujours selon lui, leur richesse en bioflavonoïdes renforce les capillaires, prévient l’épaississement du sang et l’obstruction des artères qui en découle. Ces considérations font d’ailleurs la quasi-unanimité du corps médical.

Alcalinisants

Hormis la banane et la châtaigne, la majorité des fruits sont acides. Lorsqu’ils sont ingérés dans de bonnes conditions (nous les préciserons ci-dessous), leurs acides organiques présentent un pouvoir alcalinisant considérable. En effet les acides citriques, maliques et tartriques des fruits, lorsqu’ils sont correctement métabolisés, produisent des sels basiques qui désacidifient les tissus de l’organisme.

Draineurs

La richesse vitamino-minérale du fruit présentée dans un milieu colloïdal fait de lui un aliment puissamment draineur. Chaque fruit est constitué différemment et a donc la capacité potentielle d’éliminer une variété bien définie de toxines des cellules. Il est donc nécessaire de varier au mieux la consommation de fruits afin d’évacuer la gamme la plus étendue de toxines possible. L’intérêt des fruits tropicaux – ananas, mangue, papaye, fruits de la passion… (pour lesquels notre métabolisme est parfaitement adapté) – est qu’ils ciblent très souvent des substances que nos fruits régionaux ne parviennent pas à déloger de nos tissus. Il faut, bien entendu, que le fruit soit cru, car présenté sous forme de marmelade ou confiture, il perd la plupart de ses propriétés nutritionnelles (sans toutefois devenir toxique).

Dans la nature, le fruit vert (non mûr) n’est pas consommé. Les animaux n’y touchent généralement pas. C’est le mûrissement, optimal, quand il se fait au soleil avant la cueillette, qui transforme le fruit pour le rendre vraiment comestible. En effet, au cours de sa maturation, il subit plusieurs phénomènes, à savoir :

• la disparition progressive des toxines et de substances comme les tanins astringents qui rendaient le fruit incomestible avant maturité ;

• la transformation des protopectines (fibres insolubles) en pectines solubles dans l’eau, qui rendent le fruit plus digeste ;

• l’augmentation des concentrations en acides organiques et en sucres, qui confèrent au fruit une saveur douce et délectable, parfois acidulée ;

• l’émission de substances volatiles odoriférantes, qui rendent le fruit goûteux et délicatement parfumé.

La température du fruit est une autre condition favorable à sa bonne digestion.

Jeûnez fruité

Les monodiètes de fruits (repas uniquement composés de fruits), à faire une à cinq fois par semaine, selon la saison, ou même tous les jours en période estivale, de par leur effet draineur, sont tout aussi efficaces qu’un jeûne.

 

Trop frileux pour le frigo !

Il doit en effet toujours être chambré avant d’être ingéré et donc ne jamais se trouver au réfrigérateur. Un fruit trop froid déconcertera le tube digestif en inhibant la production des enzymes nécessaires à sa digestion. L’idéal est donc de l’entreposer dans un endroit frais, ventilé et ombragé (la lumière directe, même solaire, accélère sa décomposition quand il est cueilli). Si les fruits se digèrent mieux en période estivale, c’est parce qu’ils sont, à ce moment-là, de saison et du terroir et surtout parce que la température ambiante, si elle est suffisamment élevée, va en conditionner la bonne assimilation.

Pour éviter le gaspillage d’un excédent de fruits non consommés et difficilement conservables, il est toujours possible de les faire sécher à l’aide d’un déshydrateur à température réglable. Afin de préserver les nutriments et les enzymes des fruits, leur séchage devra se faire à basse température, sans dépasser les 40 °C. De cette façon, ils peuvent se conserver une saison entière. Les fruits séchés (qui ont perdu une grande partie de leur eau) ont une concentration en sucre et une charge glycémique plus importante.

C’est une raison suffisante pour ne pas en abuser. Comme ils sont énergétiques et prennent peu de place, ils peuvent constituer un en-cas de choix pour les randonnées et les voyages. Une autre option est de les réhydrater par trempage dans une eau de qualité. Ce procédé permet de récupérer en quelque sorte les avantages du fruit frais et donc de pouvoir en consommer plus régulièrement. De plus, l’eau sucrée et délicatement parfumée issue du trempage de ces fruits est fortement concentrée en vitamines et minéraux dissous. Mais attention, il faut se méfier des fruits séchés du commerce courant, très souvent sulfités ou glucosés, voire séchés à de haute température, au-dessus de 60 °C (on approche de la pasteurisation, ce qui signifie que la plupart des enzymes et la plupart des vitamines sont détruites).

À consommer l’estomac vide

Consommer un fruit en dessert est une aberration diététique. Le fruit doit en effet transiter rapidement par l’estomac pour passer dans l’intestin grêle, là il sera digéré sans entrave. Si l’estomac contient déjà d’autres aliments, le fruit s’y mélangera pour y fermenter. Ce qui signifie que ni la digestion des fruits ni celle des autres aliments ne pourront se faire correctement. La fermentation qui en découle se prolongera dans l’intestin pour donner naissance à des sous-produits acides, volatils et toxiques qui seront en partie évacués sous forme de gaz intestinaux. Pour éviter les ballonnements, les lourdeurs digestives, les maux de tête ou les somnolences postprandiales (après le repas), mais aussi pour profiter pleinement des avantages diététiques que peuvent nous apporter les fruits, il faut les manger l’estomac vide. À privilégier, donc, au petit-déjeuner ou en goûter-collation vers 16 heures. 

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