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Le bain dérivatif, l’équilibre venu du froid

Le bain dérivatif, l’équilibre venu du froid

Fin du XIXe siècle en Allemagne. Louis Kuhne, alors âgé de 17 ans, se découvre atteint de la maladie qui emporta son père à 27 ans. Observant que les animaux malades se lèchent fréquemment la zone du sexe et du périnée, il met en place une méthode qu’il baptise bain de siège à friction.

Cette technique, qui se popularisera en France sous le nom de bains dérivatifs*, consiste à se frictionner le périnée et les plis inguinaux à l’aide d’un gant de toilette imbibé d’eau fraîche. Cette fraîcheur, alliée à la friction, permettrait de restaurer la motilité intestinale et de faire baisser la température interne, qui, trop élevée, serait la source d’accumulation de toxines diverses et d’inflammation responsables de nombreuses maladies.

Sous la loupe de la science

Les hypothèses de Kuhne selon lesquelles les toxines se déplaceraient dans l’organisme sous l’effet des contrastes de température ont été étayées ces dernières années par la découverte des fascias. Des recherches ont aussi éclairé cette pratique considérée par de nombreux scientifiques comme un « remède de bonne femme ». C’est d’ailleurs une femme qui en est devenue l’ambassadrice en la personne de France Guillain. Dans ses ouvrages, elle explique comment le fascia, sorte de filet conjonctif entourant toutes les structures anatomiques (organes, os, muscles…), transporte nos graisses, mais aussi des cellules souches, des déchets métaboliques, et même des précurseurs hormonaux.

Ce fascia débuterait autour de l’intestin où il se chargerait des bonnes graisses fluides résultant d’une digestion optimale d’aliments de qualité pour ensuite les acheminer dans le corps où elles rempliront des rôles divers avant de revenir à l’intestin, chargées de déchets, pour y être évacuées. Pour ce faire, le fascia doit être animé de contractions, celles-là mêmes que favoriserait la fraîcheur du bain dérivatif.

Les bienfaits de cette circulation optimale des graisses fluides sont nombreux : elles chasseraient les mauvaises graisses, indurées (la cellulite), nous protégeraient du froid en se distribuant sous la peau, seraient le carburant pourvoyeur d’énergie et de nutriments pour nos tissus (dont les muscles et les os) et une réserve d’hormones lorsque les glandes cessent de fonctionner (à la ménopause, par exemple), draineraient nos déchets internes et, enfin, constitueraient un réservoir de cellules souches à même de réparer nos tissus endommagés. Des effets bénéfiques sur de nombreux dysfonctionnements (fatigue, troubles cutanés, déséquilibres pondéraux, inflammations diverses) découlent donc de la pratique du bain dérivatif.

En pratique : sur la bassine 

Outre la possibilité de se promener nu afin que la transpiration s’achemine naturellement vers la partie noble de notre anatomie pour s’y évaporer en provoquant une fraîcheur bienfaisante, il reste la possibilité de réaliser deux séances d’environ une demi-heure de bain (au-dessus d’un bidet ou d’une bassine) en veillant à avoir le reste du corps bien au chaud. La fréquence et la durée des séances sont à adapter au ressenti et à l’évolution des troubles.

Mais prudence ! Les personnes récemment opérées, ayant un implant ou présentant grossesse à risque doivent néanmoins s’abstenir du bain dérivatif.  

* Attention de ne pas confondre avec le bain de siège, dans lequel tout le bassin est immergé dans l’eau froide.

 

Alternative

Passez du bidet à la poche de gel !

Après de nombreuses années de pratique, de retour d’expériences et de recherches, France Guillain en est arrivée à la conclusion que, plus que la friction, c’est le froid qui fait l’efficacité du bain dérivatif. Pour pallier le caractère peu pratique de ces ablutions, elle a conçu des poches de gel baptisées Yokool, du format d’une serviette hygiénique et pouvant être réfrigérées au congélateur avant de se placer dans le slip.

Chaque poche assure lafraîcheur du périnée pendant une demi-heure. Il est conseillé de garder les poches de 2 à 4 heures par jour, voire toute la journée pour certains troubles ! Un lot de quatre poches permet donc d’assurer la rotation et de découvrir la méthode facilement (www.yokool.fr).

 

Pour en savoir plus : www.bainsderivatifs.fr

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