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Le raisin, antioxydant à tous grains

Le raisin, antioxydant à tous grains

Qu’il soit de cuve (à partir duquel on élabore le vin) ou de table (celui que l’on picore à tout moment de la journée), le raisin est connu depuis la nuit des temps. C’est sans doute l’une des premières cultures de l’homme.

Bien qu’il soit présent sur les étals presque toute l’année (en provenance des pays chauds et avec certaines variétés précoces comme le prima, l’ora ou le cardinal) c’est le fruit du début de l’automne par excellence. Et en respectant les cycles de la nature nous profitons au maximum de ses bienfaits.

Traditionnellement, le raisin était réputé comme un fruit antifatigue. On le donnait aux enfants anémiés, aux femmes enceintes. Il ouvre l’appétit. Grâce à sa formidable richesse en glucides (il en contient entre 15 % et 20 % selon la variété et le degré de maturité) il apporte tonus et énergie à celui qui le consomme. Les personnes souffrant de diabète éviteront toutefois d’en consommer en trop grande quantité. C’est aussi un des fruits les plus caloriques avec 72 calories aux 100 grammes, le double de la fraise ! Le raisin fait également un bon draineur, il va faciliter l’élimination des toxines par les reins tandis que son apport en fibres (pectine dans la pulpe et cellulose dans la peau) régule nos fonctions digestives. Pour ces raisons il est bien adapté à la monodiète au cours de laquelle on profitera de ses vitamines du groupe B et en particulier B1, B3 et B5. Des vitamines qui équilibrent le système nerveux et que l’on retrouve dans le vinaigre de vin accompagné de minéraux comme le calcium, le zinc, le manganèse.

Un véritable alicament

Mais au-delà de ces qualités, on considère aujourd’hui le raisin comme un véritable « alicament ». Il se révèle en effet un très bon protecteur contre deux des principaux maux de notre époque : le cancer et les maladies cardiovasculaires. Il contient des antioxydants – des substances protectrices chargées de lutter contre la prolifération exagérée de radicaux libres, qui ont des propriétés bien spécifiques. Certes, en quantité d’antioxydants, le raisin n’est pas le mieux placé, mais en qualité, oui. Il en renferme notamment plusieurs de la famille des polyphénols. C’est le cas des flavonoïdes. Ces derniers sont désormais connus pour inhiber l’oxydation des LDL (le mauvais cholestérol), un phénomène considéré comme la première étape de l’athérogenèse.Le raisin contribuerait ainsi à diminuer le taux de mauvais cholesterol et aurait une action préventive contre la thrombose artérielle pouvant ainsi ralentir et inhiber la formation de caillots. Les flavonoïdes joueraient un rôle particulièrement bénéfique dans la protection des vaisseaux ainsi que pour la circulation sanguine. Ces caractéristiques sont à l’origine de ce que l’on a appelé le French paradox : il y a une vingtaine d’années des chercheurs américains, intrigués par le fait que les Français faisaient moins d’infarctus du myocarde que leurs congénères, donnaient au fait de boire du vin – qui contient aussi ce type d’antioxydants – un effet préventif. Depuis, d’autres études ont établi que la mortalité est plus faible chez les personnes buvant quelques verres de vin par jour que chez ceux qui n’en boivent pas. Des études plus poussées ont montré que la consommation modérée de vin diminue l’incidence des cancers de la bouche, de l’œsophage, de l’estomac, du colon, du pancréas et de la vessie. On a ainsi pu mettre en évidence pour une population d’hommes, dans l’est de la France, une réduction de 30 % de l’incidence des cancers chez les consommateurs modérés de vin par rapport aux non consommateurs ou aux consommateurs de bière, grâce notamment aux flavonoïdes.

Osez la cure de raisin

La cure uvale basée sur la consommation exclusive de raisin et de jus (environ 1 à 2 kg de fruits par jour) permet de détoxiquer l’organisme selon le principe de la monodiète dépurative. Cette cure est la bienvenue en automne afin de s’alléger des toxines que l’organisme va se remettre à stocker pendant l’hiver. Le raisin est intéressant en monodiète car son taux élevé en glucides nous fournit suffisamment d’énergie et évitera les sensations d’affaiblissement. Il est conseillé de boire beaucoup afin d’aider à l’évacuation et de ne pas dépasser trois jours de cure.

 

Protecteur cardiaque

On trouve également un autre antioxydant encore plus prometteur dans le raisin et plus précisément dans la peau de ses grains : le resvératrol. Selon l’OMS, il réduirait à lui seul de 40 % le risque cardiovasculaire par son action bénéfique sur le cholestérol, l’athérosclérose et l’agrégation plaquettaire. Il freine la pénétration des LDL oxydées dans la paroi vasculaire. Il se révèle un puissant toxique contre les cellules cancéreuses facilitant notamment leur suicide, que le cancer soit ou non hormonodépendant.

Mais ce n’est pas tout. Dans le cadre d’une étude toute récente chez des souris, les scientifiques ont aussi noté une nette amélioration au niveau de l’ossature. Ils ont observé que leurs os étaient plus denses et plus épais que ceux des souris qui n’avaient pas reçu de resvératrol. Il faut savoir que les antioxydants et les vitamines font bon ménage. Grâce aux premiers, la vitamine C dont la quantité est faible dans le raisin devient beaucoup plus efficace.

Reste que ces antioxydants ne peuvent être stockés par notre organisme. Ils doivent donc être apportés quotidiennement. Une raison supplémentaire de mettre du raisin sur sa table et de boire ses deux verres de vin quotidiens. 

Le jus de raisin est-il aussi protecteur que le vin ?

D’après les chercheurs qui se sont penchés sur la question, il faudrait consommer trois fois plus de jus de raisin que de vin pour obtenir les mêmes effets cardioprotecteurs. Le vin contient plus d’antioxydants. C’est la fermentation du moût (mélange de peau, de pulpe et de pépins broyés ensemble) qui permet d’extraire de grandes quantités de flavonoïdes. Alors que le jus issu d’un simple pressage en contient moins.Reste qu’il n’est jamais bon de consommer le vin en trop grande quantité. Tandis qu’à l’exception des diabétiques, l’abus de jus de raisin porte moins à conséquence. Ses qualités énergisantes en font une boisson parfaite pour les convalescents.

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