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L'automne en médecine chinoise : les 7 aliments clé de la saison

L'automne en médecine chinoise : les 7 aliments clé de la saison

La poire… pour la soif
Fruit désaltérant par excellence, la poire génère des liquides indispensables à la nutrition de nos tissus desséchés pendant la saison hivernale. À consommer en cas de peau sèche, la poire soulage aussi les maux de gorge des orateurs et des chanteurs. Elle dissipe les mucosités difficiles à expectorer et apaise la sensation de soif persistante. Si on a tendance à avoir le ventre gonflé, on la cuit (moins de trois minutes pour conserver ses propriétés). 

La noix, son alliée
Poire et noix forment un excellent duo, par exemple en compote, pour nous faire une belle peau résistante à la sécheresse de l’automne. La noix humidifie les intestins, calme l’asthme, tonifie les reins (action contre les calculs) et stimule le cerveau. On la consomme en cas de spermatorrhée, d’incontinence et pour prévenir les cancers, qui s’installent par le vide d’énergie. On peut également en abuser en cas d’hypertension et de cholestérol. 

Le sésame noir, panacée des femmes
Le sésame noir tonifie les reins et nourrit le foie, augmentant la qualité et la quantité du sang. Il arrête la chute des cheveux, dynamise la production du lait et fluidifie le sang des règles trop peu abondantes. Cet allié beauté complet contient du sésamol, un antioxydant qui lutte contre le vieillissement de la peau, et des oméga 3 favorisant l’élimination des toxines. On le consomme pilé ou en huile de première pression à froid bio. 

L’œuf, source de protéines
Un œuf contient autant de protéines qu’une escalope, en étant beaucoup plus facile à digérer. On peut sans problème en consommer cinq (bio) par semaine. L’œuf nourrit nos liquides organiques, notamment le sang du cœur. C’est pourquoi un jaune d’œuf plongé dans un bouillon est le premier aliment à privilégier au sortir d’une maladie ou d’un accouchement. Tandis que le jaune cible l’énergie du cœur et calme les problèmes psychologiques, le blanc ne nourrit pas les cellules et rend nerveux. Il est donc déconseillé en cas de déficience de la vésicule biliaire ainsi qu’aux personnes nerveuses et colériques. 

La carotte, un antibiotique naturel
Comme tous les aliments de couleur orange, elle est liée à la terre, donc à la rate. On la recommande aux enfants, dont le système digestif n’est pas encore mature. Comme elle élimine les toxines, elle est vitale pendant une maladie infantile, dont elle permet de sortir plus vite. Anti-infectieuse pulmonaire, on en abuse pour se débarrasser des toux attrapées à l’école. Elle élimine également les parasites (sauf le ténia). À croquer en cas d’infection oculaire, elle nourrit fortement les yeux. Il est bon de combiner carottes et tomates : carotène et lycopène sont deux antitoxines regorgeant de vitamines A. La carotte prend l’acidité de la tomate et la rend plus digeste. Conclusion : mettons une carotte dans toutes nos sauces tomate !

L’azuki, petit haricot trésor
En médecine chinoise, on apprend que seule la part digérée des aliments nous est utile. Il est donc primordial de choisir les plus faciles à digérer, et ceux qui chassent l’humidité propice à la fermentation du bol alimentaire. C’est le cas de ce haricot venu d’Asie. Diurétique, il permet de soigner les œdèmes situés en bas du corps et des selles trop liquides. Pour cela, manger 60 g d’azukis par jour en cure de 15 jours, à intervalles réguliers. Les mamans allaitantes en consommeront autant, mélangés à du millet ou du quinoa, pour stimuler la lactation de lait. L’azuki traite aussi la chaleur humide du système hépatique, faisant écouler la bile, ce qui favorise la digestion. Il réduit la chaleur infectieuse du corps en cas d’infection pulmonaire ou cutanée. 

La ciboulette pour les coups de froid
En mobilisant notre Yang, la ciboulette disperse le vent froid qui pénètre par les pores pour agresser le corps. Autrement dit, elle fait circuler notre chaleur. Elle réchauffe et ouvre les pores afin d’évacuer le froid par la transpiration. Elle est donc hautement recommandée en saison hivernale, et facilite l’autoguérison en cas de coup de froid ou de rhume qui mettent à plat. Une soupe toute simple : cuire deux poireaux et une petite carotte, auxquels on ajoutera une demi-botte de ciboulette en fin de cuisson pour qu’elle soit juste chaude. 

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