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Sodas : des cocktails explosifs pour une note trop sucrée

Sodas : des cocktails explosifs pour une note trop sucrée

Pour rappel,une canette de cola, de limonade, d’orangeade (ou même de thé glacé) contient en moyenne dix morceaux de sucre. Le sucre sert de « carburant » à notre corps, qui en a naturellement besoin pour fonctionner. Mais lorsque les apports dépassent les besoins, l’excès est stocké sous forme de graisse, même chez les enfants. On connaît par ailleurs les dégâts sanitaires, comme le cancer, causés par le sucre raffiné et l’aspartame présent dans les boissons light, surtout s’ils sont associés, comme c’est généralement le cas, à l’acésulfame K, autre édulcorant.


Exacerbée

Le sucre agit comme une drogue car notre cerveau en est très friand : s’il a l’habitude d’en recevoir des doses importantes, il sera véritablement en manque en cas d’apports moindres. Les industriels l’ont bien compris. D’où, sans doute, l’ajout d’un additif antioxydant, l’acide citrique (E330). Dans les produits de qua- lité,il est le plus souvent d’origine naturelle et végétale,extrait de la moisissure Aspergillus niger. Mais dans la plupart des boissons industrielles, c’est un produit chimique de synthèse. Son avantage commercial est important : il masque partiellement le goût sucré, ce qui donne l’impression que l’on se désaltère... En réalité, il attise la soif !

 

Risques cérébraux

D’après les études du chercheur allemand Konrad Beyreuther, l’acide citrique faciliterait le passage de l’aluminium dans le cerveau, d’autant plus si la boisson est contenue dans une cannette. Récemment, un neurologue parisien s’est alarmé d’avoir reçu en consultation une patiente atteinte de la maladie d’Alzheimer... âgée de 24 ans ! Cet additif sous forme synthétique est d’ailleurs considéré comme douteux par l’OMS.On trouve aussi dans les sodas des arômes dits naturels, généralement mentionnés sans autre précision : noix de mus- cade, arômes d’agrumes ou de citron, d’eucalyptus ou de menthol. Naturels, vraiment ? Eh non ! La noix de muscade est intégrée sous forme d’alphapinène, les agrumes et le citron sous forme de limonène, l’eucalyptus sous forme d’eucalyptol, autant de molécules qui ne sont autres que des terpènes,des substances chimiques de la famille des hydrocarbures, normalement dérivées de plantes, suspectées depuis le début des années cinquante d’être des allergènes particulièrement nocifs pour les enfants.

 

Alcool et colorants

La moitié des sodas distribués dans nos grandes surfaces contiennent aussi de 10 à 272 mg d’alcool par litre (0,03 %). Sont concernés tout particulièrement les sodas de grandes marques. Même si les quantités d’alcool sontfaibles, il n’en reste pas moins que nos bambins les absorbent. Enfin, les sodas contiennent des colorants alimentaires. Dans les sodas de type cola,on trouve le fameux colorant caramel,que l’on nomme ammoniacal E150c ou sulfite d’ammonium E150d. Dans les deux cas, il est potentiellement cancérogène.


Obésité et cancer

À cette longue liste, il faut ajouter l’acide phosphorique (E338), un agent de conservation et acidifiant utilisé dans les colas, qui peut doubler le risque de maladie rénale chronique.Ou encore le gaz carbonique (CO2), utilisé pour gazéifier les boissons, qui a tendance à altérer la perception des signaux de satiété du cerveau. Cela augmente les risques de surpoids chez le consommateur.Des liens entre boissons gazeuses et déminéralisation (ostéoporose, caries, carences minérales), cancer de l’œsophage, obésité et hyperactivité ont été clairement établis. Mais les effets des sodas sur la santé sont encore mal connus sur le long terme. Pour les amateurs de bulles, la stévia, plante à haut pouvoir sucrant, commence à être utilisée pour leur fabrication. Une alternative bienvenue, même si elle entretient la dépendance au sucré.

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