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La Ruche qui dit oui s'investit dans les Fermes d'avenir

La Ruche qui dit oui s'investit dans les Fermes d'avenir

Bio Info Quel est l’objectif du concours Fermes d’Avenir ?

Guilhem Chéron Avec Maxime, qui a fondé l’association Fermes d’Avenir, nous voulons prouver que l’agriculture durable est source d’innovation, au moins autant que les fermes industrielles. Il s’agit de faire émerger un projet par région qui trace les contours de l’agriculture de demain, respectueuse de l’environnement et de l’humain. Alors que ce modèle agricole semble plébiscité par la population, il est peu, voire pas du tout soutenu par les pouvoirs publics. D’où l’idée d’aider les projets auquel nous croyons. Au-delà de l’aide financière que vont recevoir les lauréats, le concours est aussi un coup de projecteur porté sur leurs initiatives.

Bio Info Pas trop ambitieux ?

G. C. Force est de constater qu’il n’y a pas d’avenir pour le modèle agricole actuel, tant du point de vue de la diversité des semences que de la vie des sols ou de la sécurité alimentaire. Nous essayons d’envoyer des signaux économiques et sociaux montrant qu’un autre modèle est possible. La Ruche qui dit Oui, qui fournit aux producteurs un outil de vente locale, est un exemple de succès. Aujourd’hui, elle compte 750 ruches.

B. I. Que vous ont inspiré les critiques formulées par certaines Amap à l’encontre de La Ruche qui dit Oui ?

G. C. Nous en avons été profondément affectés, mais ça nous a fait avancer. Ces critiques sont nées de la comparaison des deux modèles, alors qu’ils sont tout à fait différents. Les Amap sont des structures associatives qui fonctionnent sur le bénévolat. La Ruche qui dit Oui propose une expérience de consommation moins militante : le consommateur choisit ses produits, sans s’engager dans la durée. En contrepartie, l’animateur de la ruche ajoute un pourcentage de 8,35 % au prix du producteur, et l’entreprise ajoute encore un pourcentage identique. Contrairement à la grande distribution, nous ne sommes pas là pour faire baisser les prix ! Le producteur fixe librement le sien. Les circuits courts proposent différents modèles de distribution, c’est tout leur intérêt. Ils sont complé­men­tai­res, pas antagonistes. D’ailleurs, de nombreuses ruches fonctionnent en partenariat avec des Amap. 

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