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Faux combat

Faux combat

Colliers d’ambre : attention, danger » ! Le 15 octobre, on a eu la surprise de voir ce titre déferler dans la plupart des journaux. L’anathème a été jeté par la Société française de pédiatrie (SFP), qui se justifie par une « étude sérieuse » menée au CHU de Toulouse sur « 29 familles »

Citons la SFP : « Faire porter ce type de bijou, pas toujours homologué, à un jeune enfant fait peser un important risque d’étranglement et d’étouffement. » D’où cette demande faite au Conseil de l’Ordre des pharmaciens et relayée par les grands quotidiens qui, eux, ne sont pas étouffés par le ridicule : il faut interdire la vente des colliers d’ambre dans les officines !

On croit rêver devant un tel raisonnement. A-t-on demandé l’interdiction du thé vert sous prétexte que l’on peut se brûler en buvant trop chaud ? 

Laisser dormir un enfant avec un collier comporte un risque, certes. Mais alors qu’en est-il des colliers et chaînettes, médailles de baptême et autres bijoux pour enfants ? Qu’en est-il des tétines accrochées au cou pendant la nuit, des draps, des pièces de mobiles qui peuvent tomber dans leur lit, des biberons au débit mal réglé ? Faut-il prohiber tous les objets qui ne doivent pas entrer dans un lit d’enfant ? La SFP semble prendre prétexte des habitudes imprudentes d’une minorité de parents pour jeter l’opprobre sur un objet dont la dangerosité est tout à fait marginale.

Et, qui plus est, qui est utilisé par 40 à 45 % des parents pour apaiser les maux dentaires de leurs enfants en bas âge. On aurait attendu de la SFP qu’elle se penche plutôt sur l’efficacité de l’ambre, utilisée, donc, par près de la moitié des parents… En demandant des études, par exemple.

Car celle qui a poussé à la déclaration de nos pédiatres officiels finit par le dire clairement : l’ambre n’est pas en soi dangereux, c’est le fait de porter un collier qui l’est. Surtout pour les enfants de moins de trois ans, ajoute l’étude. Et parce que « ce n’est pas toujours indiqué sur les notices »

A contrario, les vraies questions à soulever existent : un spécialiste de la lithothérapie nous disait par exemple récemment que seules les pierres d’une taille conséquente pouvaient avoir une action sur l’organisme, au moins chez les adultes… Il y a d’ailleurs des parents que l’idée de faire porter un bijou à un enfant (et notamment à un petit garçon) rebute. On pourrait donc aussi se demander s’il n’y a pas d’autres moyens de les faire bénéficier des vertus de l’ambre, et par extension, de nombreuses autres pierres utilisées par les adultes.

Alors pourquoi tout ce foin sur l’ambre alors qu’il ne s’agit que d’un problème de bon sens parental ? Peut-être pour ne pas parler des perturbateurs endocriniens dans les jouets et dans les biberons dont les risques sont avérés et étendus. Pour faire oublier que les retardateurs de flamme, dont la majorité des peluches sont imbibées, comportent des risques pour la santé hormonale des enfants. Pour qu’on ne s’intéresse pas à la présence de taurine et d’huile de palme dans le lait « maternisé ». Pour passer sous silence les dangers pour la santé publique de la pratique généralisée de la césarienne. Pour ne pas parler des concentrations bien trop importantes de fluor dans les dentifrices pour enfants, des lingettes au parabène, du plomb dans les Polly Pockets…

Il y a en effet des dangers beaucoup plus grands qui guettent les enfants, avec des effets délétères à long terme sur leur santé d’adultes. Mais la médecine conventionnelle préfère enfoncer des portes ouvertes. Et extrapoler de manière absurde des dangers contre lesquels les solutions relèvent de la plus banale évidence.

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