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Maîtriser votre consommation de fluor

Maîtriser votre consommation de fluor

Le fluor n’est pas indispensable au fonctionnement du corps humain, bien qu’à petite dose, il aide à prévenir la carie dentaire. Est-ce une raison suffisante pour supplémenter la population ? Depuis cinquante ans, les États-Unis en ajoutent à l’eau potable. En France, la pratique est interdite, mais les médecins en ont prescrit durant des années sous forme médicamenteuse aux nourrissons… Or ce minéral peut, en excès (dose limite : 0,05 mg/j/kg selon l’OMS), entraîner des taches blanches ou brunes sur les dents, voire, dans les cas graves, attaquer les os et augmenter le risque de fractures. En 2008, les autorités sanitaires françaises ont révisé leurs recommandations : afin d’éviter une supplémentation excessive, les gouttes et comprimés de fluor ne sont indiqués que pour les enfants carieux (15 % des enfants), après avoir réalisé un bilan complet des apports journaliers en fluor. Car ce minéral omniprésent sur la croûte terrestre est naturellement présent dans l’eau du robinet, l’eau minérale et l’alimentation, ainsi que dans le sel de table et dans le dentifrice auxquels il peut être ajouté.

Eaux naturellement fluorées

Pour savoir si vous en consommez trop, multipliez votre poids par 0,05 : c’est, en mg, votre dose maximale admissible par jour en fluor ! Combien d’eau buvez-vous ? Si c’est de l’eau du robinet ou de source en bouteille, comptez autour de 0,5 mg/l de fluor. Selon les autorités sanitaires, 95,5 % des Français disposent d’une eau du robinet contenant moins de 0,5 mg/l de fluor (autour de 0,1 mg/l à Paris). Notez que la limite de potabilité, fixée à 1,5 mg/l pour les adultes par l’OMS, n’est pas dépassée en France. Pour les eaux minérales, la réglementation en autorise jusqu’à 5 mg/l. Regardez les étiquettes : un litre de Quézac, c’est 2,2 mg de fluor, Badoit, 1,8 mg ! Attention, seules les eaux affichant moins de 0,5 mg/l peuvent porter la mention « convient à l’alimentation des enfants de moins de 7 ans ».

Gare au sel iodé

Avant 2010, certaines eaux franchissaient allègrement la limite : avec une teneur en fluor de 8,9 mg/l en 2006, la St-Yorre battait tous les records, talonnée de près par Vichy-Célestins, avec ses 6,1 mg/l. Mais depuis 2010, les choses ont changé : « La réglementation européenne permet à ces eaux d’être défluorées avant leur mise en bouteille », explique Gilbert Holzer, responsable de la qualité St-Yorre. Elles passent désormais sur des filtres spécifiques de sable et de charbon. Seul indice de cette opération de défluoration, l’étiquette qui mentionne obligatoirement « eau soumise à des techniques d’adsorption spécifique ». Du coup, les teneurs en fluor sont descendues depuis 2010 à 1 mg/l pour St-Yorre et à 0,5 mg/l pour Vichy… Quant aux aliments, ils apportent en général peu de fluor, poissons de mer (1 à 3 mg/100 g) et thé (de 0,5 à 1,5 mg/l) mis à part. Gare toutefois au sel de table, iodé et fluoré : à 250 mg de fluorures par kilo de sel, chaque gramme en apporte 0,25 mg… Tous à vos calculettes pour évaluer votre apport quotidien !

(Photo ©Istock.)

 

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 Évitez les dentifrices fluorés
Les dentifrices fluorés sont une source conséquente de fluor même si leur teneur est adaptée à l’âge : limitée à 500 ppm (parties par millions) c’est-à-dire 50 mg/100 g pour les enfants et à 1000-1500 ppm (100-150 mg/100 g) pour les adultes. Les règles d’or : un petit pois sur la brosse à dents, surtout ne pas avaler, et bien se rincer la bouche après le brossage. Si vous choisissez votre pâte à dents bio, sachez que la plupart des produits certifiés ont fait le choix de ne pas en contenir, et qu’ils lavent aussi bien les dents !

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