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Prêter son jardin, une vraie astuce des familles !

Prêter son jardin,  une vraie astuce des familles !

Comment cette idée vous est-elle venue ?

J’avais réalisé quelques articles sur les jardins familiaux, ces parcelles qui appartiennent aux municipalités et qui sont louées à des particuliers. J’étais étonnée de ce que les gens arrivent à cultiver sur une si petite surface. J’ai ensuite déménagé et je me suis retrouvée avec un grand jardin que j’ai eu envie de transformer à mon tour en potager. Mais si je connaissais les bases, je n’avais pas le temps de m’en occuper. C’est à ce moment que m’est venue l’idée de prêter mon jardin. Les jardins familiaux sont débordés de demandes qu’ils n’arrivent pas à satisfaire. Il y avait sûrement à côté de chez moi une personne ayant envie de créer un potager. Je me suis dit qu’on pourrait s’entendre tous les deux et qu’en échange de mon jardin, il me donnerait une partie de sa récolte. L’idée de créer un portail dédié au partage de jardin entre particuliers est venue de là ! J’ai d’abord créé ce portail en France où il fonctionne bien depuis deux ans. Il se trouve que je connais un peu la Belgique, je viens donc de lancer une réplique de ce portail en Belgique.

Quel est le principe de prêter son jardin ?

Le principe est simple. Vous prêtez une partie de votre jardin à un voisin dépourvu de terrain, et qui rêve de créer un potager. En échange, il vous fait profiter d’une partie de sa récolte. On peut aussi envisager de prêter une parcelle de terre contre l’entretien du jardin par exemple, ce qui n’empêche pas d’offrir quelques légumes en prime ! Toujours sur le même principe, le site offre la possibilité d’échanger des plants, des graines, des légumes, des outils ou des produits fabriqués maison. C’est une forme de troc et de bourse d’échange, mais qui va aussi plus loin car elle permet également de partager des savoir-faire et de rapprocher les gens ! Ils peuvent déposer des annonces sur le site parce qu’ils ont un jardin, pas nécessairement un grand jardin, dont ils ne peuvent s’occuper. Ou en déposer une parce qu’ils veulent cultiver de bons légumes, mais qu’ils n’ont pas de terrain pour le faire. Toutes les annonces sont gratuites et le resteront. Le site défend des valeurs. Je suis pour une vision utopiste de la société. J’aime la notion de partage, d’entraide et de gratuité.

C’est une sorte de site de rencontres, mais pour amateurs de jardins et de bons légumes !

Exactement ! Pour moi la rencontre est aussi une valeur à laquelle je tiens. Ouvrir son portail à une personne qui n’habite pas loin de chez vous et créer des liens, à l’heure actuelle, c’est précieux. On en a besoin. On vit dans une telle ambiance de suspicion… Ça suffit. À deux, on fait des choses beaucoup plus intéressantes que tout seul dans son coin !

Sur votre site, vous donnez une série de conseils pour organiser au mieux ce partage de jardin.

Ce sont des suggestions. Depuis la création du site, je n’ai eu aucun retour négatif, à part des jardiniers qui, au bout d’une semaine, abandonnent parce qu’ils n’avaient pas mesuré l’ampleur du travail. Mais ce n’est pas grave. Le fait de parler de jardin, de potager, implique que l’on n’ait pas trop de surprises. Et puis un jardin, ce n’est pas une forteresse. Biensûr, il y a des choses à mettre en place au départ. Est-ce que le jardinier reçoit les clés du portail ou vient-il uniquement les jours où le propriétaire est présent ? Qui achète les graines ? Qui fournit l’eau ? 

Tout ça est à mettre en place entre les deux parties. Mais ce n’est vraiment pas difficile. J’ai un jardinier que j’ai rencontré voici deux ans grâce à mon site. Et ça se passe très bien ! D’abord, on met tous les deux la main à la pâte ; on achète chacun des semences ; l’eau, c’est de l’eau de pluie qu’on récupère ; et il m’apprend beaucoup de choses. Et quand on a besoin de louer un motoculteur, on partage les frais.

Vous privilégiez le bio dans ces expériences de partage de jardin, ou, en tout cas, les modes de culture les plus respectueux de la nature.

Pour moi, c’est implicite. Si les gens créent un potager, ce n’est pas uniquement pour se faire des muscles, c’est aussi parce qu’ils ont envie de manger des choses saines. On a besoin, aujourd’hui, de savoir ce que l’on mange et de nourrir sainement sa famille. Rien de mieux que de manger ce que l’on a planté. Prêter son jardin, c’est aussi un moyen d’avoir accès à des aliments sains pas trop chers, surtout quand on habite en ville. J’ai beaucoup de demandes de personnes qui souhaitent nourrir sainement leur famille à moindre coût.  

 

Pour en savoir plus

www.pretersonjardin.com

 




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