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Acheter bio, un choix sérieux et durable pour les Français

Acheter bio, un choix sérieux et durable pour les Français

Une enquête précise sur la consommation bio des Français a été dévoilée en avril 2016 à l'occasion des 4e Bio N'Days, journées d'études organisées tous les deux ans par le plus gros club d'entreprises du secteur bio, l'Organics Cluster Rhône-Alpes. Une région Rhône-Alpes qui tire d'ailleurs la filière à la hausse avec 6,8% de surface agricole utile en bio et le plus grand nombre d'exploitations bio en France (source : Agence bio, janvier 2016).

Le bio concerne désormais tous les Français

Avec la même ambition cette année, une étude réalisée par Opinion Way/Senseva pour l'association Cosmébio a livré aux participants un portrait précis des consommateurs de produits cosmétiques et alimentaires bio. Du 2 au 14 février 2016, un panel de 1 076 acheteurs de produits biologiques au cours des 12 derniers mois a répondu à des questions sur leur style de vie, leurs activités, leurs attentes, leurs préoccupations, leurs motivations, leurs médias préférés...

L'étude, à travers les profils de consommateurs dessinés, confirme d'abord que le bio concerne désormais tous les Français ou presque. Séniors en quête de santé, jeunes parents d'enfants en bas-âge (8%), célibataires à fort pouvoir d'achat (21%) ou consommatrices pragmatiques qui n'achètent bio qu'occasionnellement (22%) en attendant que les prix baissent... figurent parmi les six profils d'acheteurs bio dégagés par l'étude, qui confirme aussi que la majorité sont récents : 58% achètent bio depuis moins de 5 ans en alimentaire et 70% en cosmétique.

Le baromètre 2014 de l'Agence bio sur l’évolution de la consommation des produits bio en France comme celui de 2015 montrait déjà que la plus forte progression de la consommation bio concernait les achats occasionnels (26% en 2014 et 2015 contre 21% en 2012) mais très peu les achats quotidiens (10% en 2015 contre 9% en 2014 et 8% en 2012). Dernière étude chiffrée en date sur la consommation bio en France, cette enquête, intitulée « Profil des consommateurs et pratiques d’achat de cosmétique et alimentation Bio en 2016 », creuse surtout le pourquoi de la nouvelle attirance des Français pour les produits certifiés.

Consommer bio : la santé avant le plaisir

Ses résultats permettent de confirmer un changement durable et profond dans le style de vie. Passer au bio implique ainsi un changement de vie pour 85% des nouveaux acheteurs : 71% font plus attention à leur mode de consommation (gaspillage alimentaire, consommer moins mais mieux, gestion des déchets, covoiturage...) et 65% sont plus attentifs à leur santé : prennent soin de leur corps, font des cures détox, commencent ou intensifient leur activité physique.

Au rang des motivations, l'inquiétude apparaît clairement comme le souci de préserver sa santé, qui devance de peu la motivation environnementale. 41% des personnes interrogées sur leur passage aux produits bio déclarent en effet vouloir se rassurer (préserver sa santé, consommer des produits sains, préserver sa peau) et 15% répondre franchement à la peur (des pesticides, des produits chimiques), tandis que les valeurs (préserver la nature, respecter les producteurs) et le plaisir sont évoqués par respectivement 26 et 21% des consommateurs interrogés.

Mais la peur de nuire à sa santé ou à la planète qui intervient dans le passage au bio se transforme rapidement en sentiment positif : les termes les plus employés lors des questions ouvertes sur l’achat de produits bio sont la fierté, le soulagement, l’intérêt et le plaisir. Un présage de plus que le changement de modes consommation est en train de s'inscrire dans la durée. Dans l'étude Opinionway/Cosmébio révélée lors des Bio N'Days, la consommation de produits  biologiques apparaît majoritairement comme un acte « sérieux », nourri par des besoins de sécurité, de sens et de cohérence ; elle reste essentiellement basée sur la confiance accordée à la filière et impose un haut niveau d’exigence.

Le bio encore jugé trop cher

Le bio, même s'il reste encore trop cher pour couvrir une part conséquente du panier d'achats des foyers français, semble donc apporter une réelle solution à une réelle inquiétude, et d'autre part s'accompagner de changements plus globaux. Cela vient contrer deux des arguments les plus utilisés par les détracteurs du bio. Le troisième plus souvent évoqué, le prix du bio, concorde en revanche avec les profils définis, qui représentent essentiellement des consommateurs à fort pouvoir d'achat

Les 21% des acheteurs bio célibataires demeurent majoritairement en région parisienne, les séniors représentent (en deux catégories distinctes : les vétérans du bio et les nouveaux consommateurs, non impliqués) 34% des acheteurs. Quant aux jeunes parents adeptes de plats surgelés, préparés et d'alimentation infantile (8%), on les trouve principalement dans les catégories socioprofessionelles supérieures.

 
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