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En attendant Baraka…

En attendant Baraka…

Quand elle vous sert en entrée son cappuccino de mozzarella à la tomate séchée et au pesto de roquette, aussi coloré que parfumé, c’est toute l’histoire de Baraka qui se goûte dans votre assiette. Celle d’un projet solidaire, la coopérative Baraka, porté à Roubaix depuis 2008 par Pierre Wolf et ses compagnons d’utopie, Vincent Boutry et les autres… À la fois table bio, lieu de fabrique de biens communs autour des valeurs de solidarité et d’écologie et, unique en France, premier bâtiment passif accueillant une activité professionnelle. En résumé, un restaurant à double dimension, sociale et environnementale.

Mais quand un incendie le détruit une semaine après l’inauguration, c’est le coup de bambou pour tous. Le choc passé, Caroline Blondeau pense reprendre son activité de traiteur, le temps nécessaire à la reconstruction du bâtiment. On lui souffle l’idée d’ouvrir En attendant Baraka, dans la salle à manger de sa maison qui se transforme, en avril dernier, en un restaurant éphémère et confidentiel, fonctionnant uniquement sur réservation. Un rebond salué par les nombreux sociétaires de Baraka.

Du sens et du frais

Depuis, on est reçu chez elle comme chez une amie qui a pris le temps de vous préparer un bon plat cuisiné. « Je ne vise pas d’étoile mais je rêve plutôt d’un restaurant comme celui d’Alain Passard avec un beau potager qui approvisionnerait ma cuisine ! » explique celle qui, par passion, a délaissé son métier d’infographiste pour reprendre des études de cuisine et se lancer dans l’aventure collective de Baraka. À sa table, un seul impératif : des produits frais et de qualité. Ici, l’épicerie et les boissons sont bio, les fruits et légumes en grande partie. Seule la viande n’a pas le label bio. « L’ambition du restaurant Baraka est avant tout de proposer des produits de qualité frais, tendre vers le 100 % bio en restant accessible à toutes les bourses. Alors avec un plat à 10 €, la viande bio, on ne peut pas ! »

Qui dit produits frais, dit temps aussi. Pour s’approvisionner tous les jours, pour éplucher, émincer, faire mijoter… Le frais est devenu un créneau rare en restauration, surtout dans cette fourchette de prix. Alors, le chef cherche encore des petits producteurs régionaux de volailles, de viande… désireux de la suivre dans sa démarche.

Parfums du monde

Dans sa cuisine, la créativité est aux fourneaux. Les menus changent chaque jour et chaque semaine. On n’y mange jamais deux fois la même chose. À regret parfois ! Le lundi, l’appétit s’ouvre en dégustant ses petits feuilletés aux poivrons rouges et le mardi sur un flan de parmesan. On peut se régaler un mercredi d’un crumble de volaille aux courgettes et chorizo et revenir le vendredi pour une daube aux écorces d’orange avec son écrasée de pommes de terre. Et pour finir en douceur, un clafoutis au lait d’amande ou une crème fouettée de meringue et de fruits rouges ? Caroline Blondeau tire son inspiration de l’air du temps, des produits de saison et des cuisines du monde qu’elle passe à la moulinette de son imagination fertile. « La cuisine est un domaine passionnant et sans limites. C’est comme la musique, tant de compositions différentes avec les mêmes notes ! » Elle a quand même un faible pour l’ail, le thym et le basilic « J’ai des rangées entières de basilic dans mon potager ! » Toute sa partition culinaire fleure bon les parfums du jardin du monde…  

Pratique

En attendant Baraka, Roubaix.

Ouvert du lundi au vendredi, de 12 heures à 14 h 30, et le soir, pour les groupes à partir de 8 personnes, sur réservation par Mél. : enattendantbaraka@gmail.com ou au 06  62  20  99  71.

Info : www.cooperativebaraka.fr.

 


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