La luminothérapie contre la dépression saisonnière

PUBLIÉ LE 02 février 2014
 

SOMMEIL. La lumière solaire est un élément nécessaire à la bonne santé. Les jours où le ciel est gris, nos batteries sont un peu plus à plat, l’organisme peut être tenté par une petite déprime, à laquelle remédiera la luminothérapie. Mais tous les appareils ne se valent pas. Quelle lampe choisir ? Les conseils du Dr François Duforez, médecin du sommeil et du sport au Centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu, à Paris.

À 74 %, les Français se réveillent fatigués le matin. Baisse de tonus, fatigue, coup de blues... 20 % des Européens souffrent de dépression saisonnière en hiver. Arrivée en France depuis quelques années, la luminothérapie se décline principalement en deux catégories d’appareils : les simulateurs d’aube et les lampes.

Les premiers s’utilisent au lit, durant les heures normales de sommeil. Ils permettent une synchronisation de l’horloge biologique en reconstituant un réveil naturel par une intensité lumineuse progressive, sans l’agressivité et le stress des moyens de réveil habituels. À l’opposé, les lampes sont utilisées durant les heures de veille. Les simulateurs d'aube en sont un complément idéal.

10 000 lux de lumière blanche

« Quelques critères sont impératifs afin que la lampe soit efficace et non dangereuse, explique le Dr Duforez. L’unité de mesure de l’intensité est le lux. Si l’éclairage domestique émet entre 50 et 100 lux environ, une journée d’été apporte 100 000 lux. C’est le premier critère pour le choix d’une lampe (ndlr : l'appereil doit apporter 10 000 lux). Elle doit, bien sûr, être labellisée matériel médical (label CE médical conforme au règlement européen n° 93/42), ce qui implique qu’elle soit munie d’un écran qui filtre les rayons ultraviolets (UV), nocifs pour les yeux et la peau. La lampe de luminothérapie n’est pas une lampe à bronzer… .

Enfin, ces lampes doivent fournir une lumière blanche et polychromatique, à l’image de la lumière du soleil.

Choisissez-la équipée d’un variateur

Question mode d’emploi, il faut poser la lampe dans le champ de vision, la lumière devant être projetée vers le bas en direction des yeux dans un angle qui réduit l’éblouissement et l’aveuglement. Deux paramètres jouent quant à l’efficacité de l’exposition : l’intensité de la lampe et la durée d’exposition. « Des études ont montré que deux à trois heures avec une lampe à 1 000 lux peuvent être aussi efficaces que 30 minutes avec une lampe à 10 000 lux. Mais optez, de préférence pour des lampes offrant des variateurs individuels, vous pourrez ainsi jouer sur l’intensité et éviter la saturation qui arrive rapidement. » Il semble que les essais chronobiologiques donnent les meilleurs résultats au lever et le soir chez les personnes qui seraient tentées d’aller se coucher trop tôt, avec la tombée de la nuit d’hiver… Si les effets se font sentir au bout d’une semaine environ, la lampe est à utiliser tous les jours jusqu’à la fin de l’hiver.

Notre sélection : 4 lampes au top

Sachez qu'il faut compter entre 170 et 250 € pour une lampe de qualité. Nous pouvons recommander la lampe Rondo chez Innosol, qui délivre 5000 lux à 37,5 cm et 10 000 lux à 25 cm (169 €), la lampe de marque Dayvia (fabrication française et coque en matériaux recyclables), Zest chez Lumie, un modèle compact et programmable, qui peut être utilisé comme variateur d'auble également (199 €) ou Energy Light HF3319 chez Philips (199,99 €).

 

À lire : « Soif de lumière. La luminothérapie : une solution à la dépression saisonnière », par le Dr Norman E. Rosenthal et Gérard Pons, éd. Jouvence, 2006. Sur internet : www.cet.org, un site indépendant réalisé par des scientifiques, médecins et chercheurs du monde entier.

 

Efficacité
Des résultats éclairants
Depuis les travaux du Dr Norman E. Rosenthal, chercheur au National Institute of Mental Health (Maryland), qui ont révélé, il y a plus de vingt ans, les bienfaits de la luminothérapie (ou photothérapie), de nombreuses études cliniques contrôlées et randomisées (effectuées avec des lampes et non des simulateurs d’aube) ont confirmé son efficacité, notamment dans la dépression saisonnière mais aussi dans la dépression prémenstruelle, la boulimie nerveuse et les troubles du sommeil. Aux États-Unis et au Canada, la luminothérapie est utilisée depuis plus de vingt ans en milieu hospitalier chez des patients diagnostiqués pour dépression saisonnière, avec une amélioration observée au bout d’une semaine. Les symptômes réapparaissent lorsque la luminothérapie cesse.   

 

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