Bertrand Bimont : au service de la médecine chinoise

PUBLIÉ LE 05 janvier 2015
 

PORTRAIT. Sportif, voyageur, Bertrand Bimont, 45 ans, a choisi de consacrer sa vie à la vulgarisation de la pharmacopée chinoise. Sa société jouit aujourd’hui d’un succès à la hauteur du combat qu'il mène pour faire reconnaître les plantes, alors que la France s’ouvre de plus en plus aux médecines complémentaires.

Passionné par son activité en lien avec la médecine chinoise, fier du lancement prochain d’une gamme cosmétique « haut de gamme » et déjà en route pour un prochain voyage à Jérusalem, c’est ainsi que Bertrand Bimont, le directeur des laboratoires à qui il a donné son nom, fêtera ses 45 ans en ce mois de janvier. Il nous accueille, souriant et posé, dans une suite impeccable de l’hôtel Le Prince Régent, dans le quartier de l’Odéon, à Paris. Sophie Macheteau, son attachée de presse, a organisé un marathon d’interviews, auquel il se prête sans artifices. Devant nous, les pots de poudre de perle récemment repackagés côtoient quelques douceurs qui invitent au confort.

À l'école de la Gendarmerie

Le ton posé, Bertrand Bimont raconte. La découverte de la vie militaire pendant deux ans à la Gendarmerie de Calvi. Lors de son service, il apprend à prendre en charge les accidentés de la route et les victimes de règlements de compte, noue des amitiés avec les légionnaires, se met à la boxe. De nombreux voyages à travers le monde et l'apprentissage enfin de « [son] art martial », le kung-fu shaolin, une discipline qui autorise tous les coups, comme la vie.

La découverte la plus importante de ce curieux reste celle de la médecine chinoise, en 1994, après un traumatisme cervical dû à un mauvais coup. Lorsqu’il consulte Thierry Vinai, directeur de l’Institut de médecine traditionnelle chinoise (IMTC), la rencontre d’une heure éveille sa curiosité. « Il me questionne longuement, me pique, me masse…
et me dit qu’on se revoit trois semaines plus tard. » Bertrand Bimont vient alors de réussir un concours qui lui ouvre les portes d’une carrière de cadre chez EDF.

Rencontre avec le Dr Willem

Il n’y aura pas de carrière chez EDF. Ses migraines disparues, le sportif s’inscrit à un stage à la médecine chinoise. Pour lui, c'est le début d’un long cursus en médecine manuelle, avec un DEA à la clé, des cours d’ostéopathie, des voyages en Chine à la recherche des panacées les plus pures de la pharmacopée locale, puis l’ouverture d’un cabinet de massage en 1999. Pas question de s’improviser « thérapeute » sans formation et encore moins sans reconnaissance. Une rencontre avec le Dr Jean-Pierre Willem change la donne lorsque, son cabinet « sans plaque ronflante » ne désemplissant pas, ce médecin publie un article sur la poudre de perle que Bimont prescrit à ses clients. Nous sommes en 2004. Dix ans plus tôt, les signes du destin lui ont servi d’étoile. « J’ai eu un coup de foudre pour la médecine chinoise, j’ai décidé à ce moment-là d’en faire mon métier. »

Bertrand Bimont fait partie des tempéraments chez qui la passion s’accorde avec la raison et qui peuvent avec confiance jeter leur sac par-dessus la barrière. Pour suivre ses coûteuses études à l’IMTC, il pose ses bagages dans une caravane au fond du jardin de ses parents. L’enfant surefficient ne s’installe pas dans une normalité en désaccord avec sa personnalité. Tests de QI et voies toutes tracées ne l’inspirent pas. « Je suis verseau, je n’applique rien à la lettre », explique-t-il.

Des remèdes autorisés

Bertrand Bimont « se cherche », et on le trouve à la hauteur. « Lors des nuits bleues en 1988-1989 », en Corse, il est sous-officier dans la brigade de recherche qui « sécurise le périmètre ». Volontaire pour prolonger son service, on lui donne la responsabilité du port d'arme, « pas anodine ». L’homme donne à tout ce qu’il entreprend, son cerveau qui tourne vite, sa carrure, l’aplomb de sa poignée de mains, mais aussi le goût du travail hérité de ses parents, « ouvrier et femme de ménage ».

Aujourd’hui, son entreprise jouit d’un beau succès, avec un chiffre d’affaires de 450 000 € en 2012, multiplié par deux en deux ans, et vingt nouvelles demandes de prescripteurs par semaine pour ses produits. Le chef d’entreprise a connu la jalousie de ses concurrents, la bataille pour déposer de nouvelles formules en France… Comme dans les sports de combat, on se bat « seul » dans les affaires. Une dénonciation finalement heureuse l’a poussé récemment à monter un dossier pour chacune des soixante formules qu’il propose aujourd’hui, les seules à pouvoir s’enorgueillir d’autorisations de mise sur le marché. Le coup de l’adversaire a été dévié. 

(Photo © blog Tendance Santé.)

 

En savoir plus : le blog de Bertrand Bimont.

 

 

I. P.

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